« Employabilité et maladie chronique : une question qui soulève plusieurs points comme l’embauche, le maintien dans l’emploi et la formation initiale et continue. »
Par Stéphane Villar, Président de l’Association Française des Polyarthritiques et des rhumatismes inflammatoires chroniques (AFPric).
« La question de la formation initiale et continue tout au long de la vie intéresse particulièrement l’Association Française des Polyarthritiques et des rhumatismes inflammatoires chroniques (AFPric). La problématique de l’adaptation et/ou de la réadaptation sur un poste professionnel doit aborder cet aspect de la formation pour les jeunes adultes qui ne disposent pas toujours d’un interlocuteur ou d’une équipe pluridisciplinaire en mesure d’apporter des réponses à la famille, à l’adolescent et au jeune adulte, dans le cadre de la construction d’un projet professionnel. Cette question se pose au moment de la réadaptation mais aussi lors de l’élaboration du projet personnel et professionnel. En réalité, l’employeur est confronté à la difficulté économique et technique de l’adaptation du poste et du maintien dans l’emploi. L’allongement de la durée du travail devrait constituer une incitation supplémentaire pour les entreprises à se saisir du problème et envisager des évolutions des postes.
L’AFPric propose plusieurs points qui mériteraient d’être approfondis. Nous pensons qu’il n’est pas raisonnable de faire peser le coût du travailleur handicapé intégralement à l’entreprise ou à l’Etat ; le développement d’un travail collaboratif s’impose sur ce sujet. Par ailleurs, la réflexion de l’insertion des travailleurs handicapés, qui doit faire l’objet de dispositions adaptées et sur-mesure, doit débuter en amont de la définition du projet professionnel, notamment en collaboration avec la Médecine Scolaire et en aval avec une Médecine du Travail formée et opérationnelle. Par exemple, l’aménagement du temps de travail, dans le cas d’aménagement spécifique lié au handicap, devrait amener l’entreprise et l’Etat à contribuer à la mesure de leur responsabilité respective. On peut aussi imaginer qu’un « compagnonnage » entre collègues permettrait aux salariés handicapés de trouver dans l’entreprise un soutien, voire de compenser une charge de travail nécessaire au plan économique. Sans partenariat des prescripteurs institutionnels, sans volonté d’agir en valorisant la solidarité comme un outil de G.R.H au même titre que la compensation financière, il est difficilement envisageable de faire évoluer ce problème de l’insertion sociale et professionnelle en brandissant la menace, à la mode, du tout-répressif. »
Cet article a été publié
le Vendredi 10 juin 2011.
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Conduit par le Dr Olivier Obrecht, ce séminaire découpé en 6 ateliers a réuni des représentants de la sphère publique, professionnelle, médicale et des malades chroniques. Il a conduit à la publication d’un ouvrage « Maladies chroniques : au-delà des idées reçues » (aux Editions de Santé www.editionsdesante.fr/). La Chaire Santé de Sciences Po débattra sur deux propositions issues de ce séminaire lors du colloque du 12 mai 2011.

Bonjour,
Oui pour les jeunes adultes
Mais les travailleurs déjà établis !!!
C’est donc l’ensemble des personnes au travail, en recherche d’emploi
qui répond à ces questionnements
Qu’est-ce qui est fait en ce sens !!!