posté le Samedi 16 janvier 2010
Des données indirectes sur les difficultés rencontrées par les personnes atteintes de maladies chroniques au travail (arrêts maladie, prestations invalidité, temps partiels thérapeutiques…) permettent d’évaluer, par maladie, la population concernée : l’âge d’entrée dans le système de prestations ; l’évolution dans le temps ainsi que les chiffres de sortie des prestations d’invalidité avec un retour à l’emploi. Toutes les maladies ont un impact sur la participation à l’emploi, néanmoins leurs conséquences sur l’activité ne sont pas les mêmes. Ainsi certaines maladies présentent un caractère évolutif qui les rendent invalidantes comme les maladies neurologiques (SEP, Parkinson…) ou rhumatismales (PR, TMS..). D’autres maladies chroniques, pour peu qu’elles soient bien équilibrées (diabète, asthme, HTA…) devraient avoir un impact non significatif sur la capacité de travail. Enfin, certaines affections génèrent des épisodes de soins récurrents ou nombreux pendant une période donnée et peuvent perturber l’insertion professionnelle et les relations de travail (cancer ou dépression par exemple).
Pour en savoir plus :
Les maladies chroniques : recueil de données épidémiologiques
Les données sur les principales causes d’invalidité en France
Maladies chroniques et impact sur le parcours professionnel
Les références bibliographiques

L’étude « Maladies chroniques et travail » réalisée par la Work Foundation pose la question « Le travail peut-il être à la fois la cause et le remède à la maladie ? ».

Elle dresse l’état des lieux de l’impact des TMS et des pathologies chroniques rhumatismales : impact humain, économique et social. Cette étude a été réalisée en France et dans 24 autres pays. Un rapport pan-européen croise les enseignements de ces études.
Pour accéder aux rapports français et européen
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La Chaire Santé-Sciences Po
présidée par Didier Tabuteau conduira en 2010 un séminaire de recherche sur les maladies chroniques et le travail
Présidé par le Dr Olivier Obrecht, ce séminaire s’ouvre en janvier 2010, il est découpé en 6 séances de travail consécutives, réunissant experts et témoins autour de 6 thématiques.