posté le Mardi 16 février 2010
L’intensification du travail, de nouveaux modes de gestion, des contrôles plus rapprochés de la productivité individuelle ont un effet négatif sur les conditions de travail. La standardisation des organisations rend ainsi problématique l’adaptation de poste à la situation d’une personne malade plus fragile. Le malade se trouve devant le choix difficile soit de révéler sa maladie au risque d’en supporter le caractère discriminant par une stigmatisation, un isolement, le blocage de sa carrière voire un licenciement, soit au contraire de dissimuler son état au détriment de son temps de récupération et même de sa santé. Les contraintes physiques, psychologiques et sociales de l’emploi peuvent intrinsèquement engendrer de l’anxiété, de la dépression ou une limitation des capacités fonctionnelles. Le travail peut aller jusqu’à entraîner l’apparition d’une maladie reconnue sous conditions comme une maladie professionnelle. Le nombre de maladies professionnelles est ainsi en forte croissance et de nouvelles formes sont reconnues (TMS).
Pour en savoir plus :
Rappel de l’approche de l’OMS du fonctionnement, du handicap et de la santé
Les conséquences en termes de santé
Les discriminations pour raisons de santé : la HALDE
Les références bibliographiques
Les questions à débattre :
1. Dans ce contexte des maladies liées au travail, les causes sont connues, la prévention est au cœur du discours et l’augmentation persiste : quels sont les facteurs de blocage actuels ?
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2. Quels éléments d’explication à la faillite actuelle du système pour prévenir ou accompagner les personnes malades au travail (médecin du travail, médecin traitant, CHSCT…..) ?
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3. Existe-t-il une alliance objective entre les employeurs et les représentants des salariés pour transférer ce problème au système social de réparation et à une gestion individuelle afin d’éviter un traitement collectif et le risque de s’exposer aux problématiques de délocalisation, de sous-traitance et donc in fine de chômage ?
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4. Comment prendre en compte les parcours professionnels à risque pour éviter l’apparition des troubles ?
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5. En cas de survenue de la maladie, quelles sont les difficultés que rencontrent les personnes touchées et les professionnels sollicités
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6. Quelle place doit prendre la santé publique dans ce domaine et en corollaire quelles sont les études ou les recherches à mener en priorité ?
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L’étude « Maladies chroniques et travail » sur les troubles musculosquelettiques (TMS) et les rhumatismes inflammatoires chroniques dans la sphère du travail réalisée par l’institut européen The Work Foundation pose la question :
« Le travail peut-il être à la fois la cause et le remède à la maladie ? ».

Elle dresse l’état des lieux de l’impact des TMS et des pathologies chroniques rhumatismales : impact humain, économique et social. Elle a été conduite en France et dans 23 autre pays.
Télécharger les rapports français et européen
Pour enrichir l’analyse de cette étude, 16 acteurs des sphères de la santé et du travail ont partagé leur perception sur les enjeux liés aux maladies chroniques et à la vie professionnelle et ont exprimé leurs points de vue et leurs recommandations pour faire évoluer la situation en France. Ces regards croisés ont donné lieu à la publication des « Cahiers des maladies chroniques et du travail ».
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La Chaire Santé de Sciences Po a conduit un séminaire de réflexion sur les maladies chroniques et le travail.
Conduit par le Dr Olivier Obrecht, ce séminaire découpé en 6 ateliers a réuni des représentants de la sphère publique, professionnelle, médicale et des malades chroniques. Il a conduit à la publication d’un ouvrage « Maladies chroniques : au-delà des idées reçues » (aux Editions de Santé www.editionsdesante.fr/). La Chaire Santé de Sciences Po débattra sur deux propositions issues de ce séminaire lors du colloque du 12 mai 2011.
Pour commander l'ouvrage : editionsdesante.fr ou pressesdesciencespo.fr