posté le Vendredi 28 mai 2010
Par le Pr Yves Roquelaure, Laboratoire d’ergonomie et d’épidémiologie en santé au travail – Unité associée InVS, Université d’Angers, France
“Les troubles musculo-squelettiques (TMS) représentent aujourd’hui l’une des questions les plus préoccupantes en santé au travail. Ils constituent la première cause de morbidité liée au travail, morbidité de surcroît largement sous-estimée par les statistiques de maladies professionnelles, notamment du fait de la sous-déclaration. Ce phénomène n’est pas propre à la France : presqu’un travailleur européen sur deux déclare exercer son emploi dans des positions douloureuses. En 2005, le premier problème de santé imputé au travail dont souffrent ces travailleurs de l’Union européenne sont les douleurs rachidiennes, des épaules ou des membres, et les TMS occupent la première place des maladies professionnelles reconnues dans plusieurs pays d’Europe. Il est indispensable de disposer d’outils épidémiologiques permettant le suivi au long cours de populations de travailleurs. Leurs résultats doivent orienter les politiques de prévention. Le programme de surveillance épidémiologique des TMS, mis en œuvre depuis 2002 dans les Pays de la Loire, a permis de décrire plus précisément cette épidémie à l’échelle de l’ensemble de la population active, d’estimer le poids de l’activité professionnelle dans leur survenue, mais aussi de mieux connaître le devenir médical et professionnel des sujets atteints de TMS. Grâce à la participation des réseaux de professionnels de la santé (médecins du travail, médecins et chirurgiens libéraux, infirmières et travailleurs sociaux…), ce programme de surveillance épidémiologique doit contribuer à mieux orienter les actions de prévention durable et de maintien ou de retour en emploi, face à ce défi de la santé au travail que représentent les TMS.”
posté le Mardi 11 mai 2010
La Chaire Santé Sciences Po a ouvert un séminaire de recherche depuis janvier 2010 sur « Maladies chroniques et travail : aller au-delà des idées reçues » conduit par le Dr Olivier Obrecht (télécharger le programme). Le fruit des 6 sessions de travail donnera lieu à une publication à l’automne 2010. Ce séminaire est une réflexion pluridisciplinaire, abordant différentes facettes de la problématique. Vous pouvez apporter votre contribution à l’ensemble des sessions de ce Séminaire en postant vos commentaires sur ce blog.
Médecin du travail, Assurance maladie, La maison départementale du handicap … Le système français actuel est marqué par le grand nombre d’acteurs s’occupant de la santé au travail, entraînant une complexité de lecture et potentiellement un problème de coordination, voire de cohérence. Pour la personne atteinte de maladie chronique, l’accès à des ressources de substitution en cas d’arrêt temporaire ou définitif de l’activité nécessite le passage par l’invalidité ou la reconnaissance d’un handicap. Malgré les avancées de la loi sur le handicap du 11 février 2005, qui élargit cette notion, les difficultés perdurent par manque d’adaptation des systèmes prenant en charge le handicap dû aux maladies chroniques et du fait des difficultés des personnes malades à se projeter dans ce statut. Le rôle de la médecine du travail évoluant du principe historique de la réparation vers une maîtrise des risques au-delà de la prévention des risques professionnels, devrait en être accru afin de favoriser le maintien et le retour à l’emploi des personnes atteintes d’une maladie chronique. Reste la responsabilité des employeurs pour favoriser la sauvegarde de l’emploi et au-delà l’amélioration de la qualité de vie par des modifications de l’organisation ou de l’ergonomie. La santé au travail ne doit pas être une prérogative médicale mais devrait impliquer tant les employeurs que les partenaires sociaux et au-delà l’ensemble des salariés.
Exemples de questions débattues au cours de cette session :
1. Comment avancer en pratique afin de sécuriser les parcours professionnels de personnes malades chroniques ?
>> Répondre
2. Le médecin du travail peut-il remplir le rôle d’interface avec les différents professionnels de santé impliqués ?
>> Répondre
3. Quel est l’intérêt pour un employeur d’agir pour garder un employé malade chronique ?
>> Répondre
Pour participer à la session du 11 mai 2010 et aux sessions précédentes : cliquer ici
posté le Mardi 11 mai 2010
5. Les dispositifs d’aide actuels aux entreprises sont-ils efficaces en termes de coût ?
posté le Mardi 11 mai 2010
4. Quel est l’intérêt pour un employeur d’agir pour garder un employé malade chronique ?
posté le Mardi 11 mai 2010
3. Le médecin du travail peut-il remplir le rôle d’interface avec les différents professionnels de santé impliqués ? A-t-il aujourd’hui l’indépendance nécessaire ?
posté le Mardi 11 mai 2010
2. Au sein de l’entreprise quels autres intervenants (CHSCT) pourraient intervenir ?
posté le Mardi 11 mai 2010
1. Comment avancer en pratique afin de sécuriser les parcours professionnels de personnes malades chroniques (au-delà du constat partagé d’une gestion préventive et médico-sociale) ?
posté le Mardi 11 mai 2010
Médecin du travail, Assurance maladie, La maison départementale du handicap … Le système français actuel est marqué par le grand nombre d’acteurs s’occupant de la santé au travail, entraînant une complexité de lecture et potentiellement un problème de coordination, voire de cohérence. Pour la personne atteinte de maladie chronique, l’accès à des ressources de substitution en cas d’arrêt temporaire ou définitif de l’activité nécessite le passage par l’invalidité ou la reconnaissance d’un handicap. Malgré les avancées de la loi sur le handicap du 11 février 2005, qui élargit cette notion, les difficultés perdurent par manque d’adaptation des systèmes prenant en charge le handicap dû aux maladies chroniques et du fait des difficultés des personnes malades à se projeter dans ce statut. Le rôle de la médecine du travail évoluant du principe historique de la réparation vers une maîtrise des risques au-delà de la prévention des risques professionnels, devrait en être accru afin de favoriser le maintien et le retour à l’emploi des personnes atteintes d’une maladie chronique. Reste la responsabilité des employeurs pour favoriser la sauvegarde de l’emploi et au-delà l’amélioration de la qualité de vie par des modifications de l’organisation ou de l’ergonomie. La santé au travail ne doit pas être une prérogative médicale mais devrait impliquer tant les employeurs que les partenaires sociaux et au-delà l’ensemble des salariés.
Droits et prestations pour les personnes malades
Les aides pour le retour ou maintien de l’emploi
Les intervenants multiples du système français
Les questions à débattre :
1. Comment avancer en pratique afin de sécuriser les parcours professionnels de personnes malades chroniques (au-delà du constat partagé d’une gestion préventive et médico-sociale) ?
>> Répondre
2. Au sein de l’entreprise quels autres intervenants (CHSCT) pourraient intervenir ?
>> Répondre
3. Le médecin du travail peut-il remplir le rôle d’interface avec les différents professionnels de santé impliqués ? A-t-il aujourd’hui l’indépendance nécessaire ?
>> Répondre
4. Quel est l’intérêt pour un employeur d’agir pour garder un employé malade chronique ?
>> Répondre
5. Les dispositifs d’aide actuels aux entreprises sont-ils efficaces en termes de coût ?
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L’étude « Maladies chroniques et travail » réalisée par la Work Foundation pose la question « Le travail peut-il être à la fois la cause et le remède à la maladie ? ».

Elle dresse l’état des lieux de l’impact des TMS et des pathologies chroniques rhumatismales : impact humain, économique et social. Cette étude a été réalisée en France et dans 24 autres pays. Un rapport pan-européen croise les enseignements de ces études.
Pour accéder aux rapports français et européen
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La Chaire Santé-Sciences Po
présidée par Didier Tabuteau conduira en 2010 un séminaire de recherche sur les maladies chroniques et le travail
Présidé par le Dr Olivier Obrecht, ce séminaire s’ouvre en janvier 2010, il est découpé en 6 séances de travail consécutives, réunissant experts et témoins autour de 6 thématiques.