« Maladies chroniques et travail : aller au-delà des idées reçues »
16 mars 2010
La session du 16 mars 2010 :
« Interactions santé-travail (2) : le travail indispensable à la santé »
La maladie chronique peut représenter un sérieux obstacle à l’activité. Les critères d’employabilité actuels ne laissent pas de place à l’incertitude sur l’évolution d’une maladie chronique, à ses effets invalidants, à la présomption d’une productivité individuelle moindre et par conséquent à un impact négatif sur la productivité collective. Or le travail, dans nos systèmes économiques modernes est, tout d’abord, une nécessité afin d’obtenir des ressources nécessaires pour vivre et permet l’accès aux dispositifs légaux du système d’assurance sociale. Perdre son emploi ou bénéficier de revenus de substitution signifie concrètement une perte de revenu, impliquant des difficultés majeures pour la personne malade ainsi que ses proches, pouvant aller jusqu’à la précarisation. Au-delà de l’accès à des ressources, le travail joue également un rôle social important pour une bonne santé physique et mentale. En conférant au travailleur une utilité sociale, le travail procure une identité, écartant le risque de se voir identifier à sa seule maladie. De même, socialement, le travail est structurant : il confère à la personne sa place dans la société.
Pour en savoir plus :
Le travail : une valeur centrale des civilisations modernes
Quand le travail est bon pour la santé mentale
Quelques chiffres sur le chômage en France
Les conséquences du chômage ou de l’inactivité pour la santé physique et mentale
La loi de 2005 relative au handicap
Les références bibliographiques
Les questions à débattre :
1. Quelle démarche préventive peut-on mettre en place dans l’organisation du travail pour permettre la poursuite d’une carrière professionnelle en dépit d’une santé dégradée ou de la vieillesse ?
>> Repondre
2. Peut-on envisager la création et l’application d’un outil de suivi de l’employabilité d’une personne tout au long de sa carrière ?
>> Repondre
3. Soutien à la réinsertion, lutte contre les risques, prévention des comportements pathologiques… Quel rôle les services de soins peuvent-ils avoir dans la lutte contre l’impact négatif du chômage ?
>> Répondre
4. Comment initier et soutenir une politique de santé plus axée sur l’éducation à la santé notamment dans les situations de rupture d’emploi ? Par quels acteurs ?
>> Répondre
5. Une visite de fin d’emploi, auprès du médecin du travail, pour alerter les personnes sur les risques de santé pouvant se développer pendant la période de chômage est-elle envisageable ?
>> Répondre
6. L’instauration d’une médecine du travail en situation de recherche d’emploi peut-elle s’envisager ? A quelles conditions et avec quels financements possibles ? Quel rôle peut jouer le Pôle Emploi dans cette perspective ?
>> Répondre
Cet article a été publié
le Mardi 16 mars 2010.
Vous pouvez en suivre les commentaires par le biais du flux RSS 2.0.
Vous pouvez laisser un commentaire.
