Les spondylarthropathies

Le terme de spondylarthropathies (SpA) regroupe un ensemble de rhumatismes inflammatoires douloureux qui associent des atteintes articulaires et une inflammation de la zone d’ancrage des tendons sur l’os (enthésites) à des manifestations liées à l’atteinte de différents organes.
La spondylarthrite ankylosante en est la forme la plus classique : elle se caractérise principalement par une atteinte de la colonne vertébrale (rachis) et du bassin. Une autre forme de SpA est le rhumatisme psoriasique qui atteint les principales articulations périphériques. Peuvent notamment s’associer à ces 2 principales formes :
-    des manifestations cutanés (de type psoriasis)
-    des troubles de l’appareil digestif (manifestations inflammatoires chroniques de l’intestin ou maladie de Crohn / rectocolite hémorragique)
-    des inflammations oculaires (uvéïtes)
Les spondylarthropathies se caractérisent au cours de leur évolution par un risque d’enraidissement progressif des articulations. La maladie débute souvent entre 20 et 40 ans et touche environ 0,3% de la population française.

Un diagnostic souvent tardif et une évolution vers l’ankylose
Le diagnostic se fait à partir des signes cliniques mais leur manifestation radiographique n’apparaît qu’après plusieurs années d’évolution (5 à 7 ans en moyenne). Les nouveaux moyens d’imagerie (échographie, IRM) permettent une détection plus précoce. Il repose également sur la recherche de l’antigène HLA B27 (facteur de prédisposition génétique présent chez 90% des patients souffrant de SA et chez seulement 6 à 8% de la population générale).
Un diagnostic précoce permet d’agir plus efficacement sur la maladie.

Un traitement gradué
Le traitement a pour but d’une part de combattre la douleur et l’inflammation, d’autre part d’éviter les complications éventuelles.
Les traitements dits symptomatiques (antalgiques, anti-inflammatoires non stéroïdiens, infiltrations de corticoïdes) à base d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) agissent de manière rapide et efficace sur les manifestations douloureuses et inflammatoires de la maladie. Ils sont complétés par des traitements de fond.

Face à des formes actives et sévères de spondylarthropathies, de nouveaux traitements tels que les anti-TNF alpha (Tumor Necrosis Factor) d’origine biologiques sont utilisés pour bloquer certains facteurs impliqués dans le processus inflammatoire et l’évolution de la maladie. Apparues il y a 10 ans, ces biothérapies diminuent, chez beaucoup de patients, le nombre et l’intensité des poussées réduisant ainsi les douleurs et le handicap fonctionnel  ;. Dans des formes débutantes et sévères de la maladie, un pourcentage non négligeable de patients obtiennent une rémission prolongée de leur maladie au plan clinique (symptômes) et radiographique (arrêt de la progression des lésions structurales, notamment dans le cadre des rhumatismes psoriasiques)
La rééducation, les corsets et appareillages de repos sont également des éléments importants de la prise en charge de ces maladies. La chirurgie peut se révéler utile dans certains cas.

Références :
(1) EULAR 2009 OP-0282 B. Strombeck Ann Rheum Dis 2009 ;68(Suppl3):165
(2) Chiffre issu de l’enquête internationale en cours (SPARK) conduite sur 1699 patients dont près de 1000 spondylarthrites ankylosantes dont une analyse intermédiaire a été présentée à l’Eular en Juin 2009,. K. Gooch Eular 2009 THU0563 Ann Rheum Dis 2009 ;68(Suppl3):356)
(3) S.M.M. Verstappen EULAR OP-0300 Ann Rheum Dis 2009 ;68(Suppl3) :171)

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L'ETUDE

L’étude « Maladies chroniques et travail » réalisée par la Work Foundation pose la question « Le travail peut-il être à la fois la cause et le remède à la maladie ? ».


Elle dresse l’état des lieux de l’impact des TMS et des pathologies chroniques rhumatismales : impact humain, économique et social. Cette étude a été réalisée en France et dans 24 autres pays. Un rapport pan-européen croise les enseignements de ces études.

 


Pour accéder aux rapports français et européen

LE SEMINAIRE



La Chaire Santé-Sciences Po Didier Tabuteauprésidée par Didier Tabuteau conduira en 2010 un séminaire de recherche sur les maladies chroniques et le travail



Présidé par le Dr Olivier Obrecht, ce séminaire s’ouvre en janvier 2010, il est découpé en 6 séances de travail consécutives, réunissant experts et témoins autour de 6 thématiques.


Participez au séminaire