Qu’est-ce que la Polyarthrite Rhumatoïde ?

La polyarthrite rhumatoïde (PR) est le plus fréquent des rhumatismes inflammatoires chroniques. En France, on estime que 0,3 à 0,8% de la population adulte est touchée par cette maladie. La polyarthrite débute en moyenne vers 50 ans et est trois fois plus fréquente chez la femme que chez l’homme.
La maladie débute habituellement par des douleurs de fin de nuit avec une raideur matinale et un gonflement des articulations. Elles sont localisées essentiellement au niveau des petites articulations et des extrémités (mains, pieds). Cependant toutes les articulations peuvent aussi être atteintes, y compris la colonne vertébrale.
Le mécanisme de déclenchement de la polyarthrite rhumatoïde reste encore inconnu mais il existe toutefois des facteurs de prédisposition génétique.


Une maladie chronique et invalidante

Une fois installée, la maladie tend à s’aggraver et à s’étendre à d’autres articulations. L’évolution se fait par « poussées » entrecoupées de périodes avec peu ou pas de douleurs . Au cours de ces poussées, la destruction progressive du cartilage et de l’os entraîne des dommages rapides au niveau des articulations des mains et des pieds durant les deux premières années d’évolution.
Dans ses formes sévères – 30% des polyarthrites – la maladie altère fortement la qualité de vie et empêche la poursuite des activités courantes et professionnelle.

Diagnostiquer précocément

Le diagnostic doit être le plus précoce possible car c’est au stade de début de la maladie que les traitements peuvent être les plus efficaces pour enrayer l’évolution de la maladie. Ce diagnostic repose uniquement sur un faisceau de signes cliniques et biologiques car à un stade précoce il n’existe pas de signes radiologiques systématiques (IRM, scanner).

Traiter pour ralentir l’évolution

Le traitement a pour but de soulager les douleurs et de ralentir l’évolution de la maladie afin de prévenir l’installation du handicap. Aujourd’hui avec l’arrivée de nouveaux traitements, la rémission prolongée est devenue un objectif réaliste.
Les traitements symptomatiques combattent les douleurs lors des poussées inflammatoires tandis que les traitements de fond visent à contrôler l’évolution de la maladie, à prévenir les poussées, le handicap et l’atteinte radiologique. Ils doivent être instaurés précocement après l’avis d’un spécialiste.
Face à des formes actives et sévères de la maladie, des médicaments nouveaux parmi lesquelles les anti-TNF alpha (Tumor Necrosis Factor) d’origine biologique sont utilisés pour bloquer certains facteurs impliqués dans le processus inflammatoire et l’évolution de la maladie.
Apparues il y a 10 ans, ces biothérapies diminuent chez un nombre important de patients le nombre et l’intensité des poussées réduisant ainsi les douleurs et le handicap fonctionnel. Elles ralentissent également la dégradation des articulations. Dans des formes débutantes et sévères de la maladie, un pourcentage non négligeable de patients obtient une rémission prolongée de leur maladie, des douleurs et de la dégradation des articulations.
La rééducation, les corsets et appareillages de repos sont également des éléments importants de la prise en charge de ces maladies. La chirurgie peut se révéler utile dans certains cas.

Références :
(1)    Enquête française publiée à l’Eular en juin 2009 et menée auprès de 1200 sujets (âgés de 20 à 65 ans dont trois-quarts de femmes) souffrant de polyarthrite rhumatoïde depuis 15 ans en moyenne (2) Lundkvist J. et al. Eur J ; Health Econ 2008 ;8(Suppl2) :S49-S60).
(2). B. Fautrel Eular 2009 THU 0528 Ann Rheum Dis 2009 ;68(suppl3) :345
(3). ( SMM Verstappen et al. Ann Rheum Dis 2009 ;68(Suppl3) :536 Eular 2009 FRI)

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L'ETUDE

L’étude « Maladies chroniques et travail » réalisée par la Work Foundation pose la question « Le travail peut-il être à la fois la cause et le remède à la maladie ? ».


Elle dresse l’état des lieux de l’impact des TMS et des pathologies chroniques rhumatismales : impact humain, économique et social. Cette étude a été réalisée en France et dans 24 autres pays. Un rapport pan-européen croise les enseignements de ces études.

 


Pour accéder aux rapports français et européen

LE SEMINAIRE



La Chaire Santé-Sciences Po Didier Tabuteauprésidée par Didier Tabuteau conduira en 2010 un séminaire de recherche sur les maladies chroniques et le travail



Présidé par le Dr Olivier Obrecht, ce séminaire s’ouvre en janvier 2010, il est découpé en 6 séances de travail consécutives, réunissant experts et témoins autour de 6 thématiques.


Participez au séminaire